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Merci à Vincent Closon pour ses recherches.

 

Fayen-Bois : étymologie du nom.

Le nom du quartier résidentiel – dit  aussi « domaine » - de Fayen-Bois fait référence à la famille de Fayn qui occupa le site durant la majeure partie du 17ième siècle et y édifia le château de style Renaissance Mosane qu’on y voit encore.

Fayn s’écrivait également Fayin ou Fayen et doit se prononcer comme les mots français moyen et citoyen

Fayen-Bois : origines historiques.

Vers 1620, l’ambassadeur de Rome Guillaume de Fayn, âgé de 45 ans et anobli au titre d’écuyer, rentre au pays natal.  Sa fortune lui autorise l’acquisition d’un vaste domaine sur les hauteurs de Liège, s’étendant de Jupille à Angleur et touchant à l’est à l’actuel Fléron. Sur une esplanade surplombant la Meuse, au lieu-dit Bois-de-Breux, il entreprend aussitôt la construction d’un château avec dépendances qui sera achevé en 1625.

Le château, construit en style Renaissance Mosane caractéristique des belles demeures liégeoises de l’époque (Maison Curtius), est entouré de douves qu’enjambe un pont-levis. Il est précédé, sur l’esplanade actuelle, de deux corps de ferme et dépendances se faisant face, laissant entre eux une vaste cour fermée par un porche.

Le nouveau seigneur des lieux décède en 1647. Sa demeure et les terres alentours passent à sa veuve, née Agnès Pels. Par un acte de donation du 3 mars 1673 d’Agnès Pels à son fils François-Bernardin, nous savons qu’elle était alors richement meublée.

Des revers de fortune imposent cependant la mise en vente publique forcée du domaine qui est acquis en 1681 par Jean-Baptiste de Nivolata.

Au début du 18ième siècle, le château est la propriété du baron Van der Heyden a Heisia, seigneur de Borharen et de Loize. Sa fille Marie-Louise l’apporte en dot à l’occasion de son mariage, en 1732, avec le baron Michel-Henri de Rosen, seigneur de Repen et d’Engis. Saumery le décrit à cette époque dans ses Délices au pays de Liège parmi les belles demeures des environs de la cité.

Pour mettre le château aux goûts du jour, les de Rosen y entreprendront des travaux importants : suppression des fenêtres à meneaux (aujourd’hui rétablis) pour les remplacer par de vastes baies ;  remplacement du pont-levis par une arche de briques ; aménagements de jardins d’agrément ; …

Le château, son vaste parc et les fermes attenantes restent dans la famille de Rosen jusqu’en 1818, date à laquelle le domaine est acquis par le baron Antoine de Thiriart qui le lègue à sa nièce Marie-Zoé de Floen Aldercrona. Cette dernière épouse en 1838 Amédée de la Rousselière.

Sous les de la Rousselière, la ferme qui précède le château est rasée et remplacée, un peu à l’écart, par  des écuries et remises à équipages répondant aux normes modernes. Des serres voient le jour. Le parc est fermé aux divers points d’accès par de hautes grilles et le domaine est doté d’une grande conciergerie (sur l’emplacement du garage Total).

Mais les travaux des de la Rousselière porteront surtout sur l’aménagement du parc pour satisfaire les goûts romantiques de l’époque et des propriétaires : plusieurs ponts (Gaston, Arthur, Des Soupirs, De la Miséricorde, Du Diable) sont jetés en travers des vallons du bois ; le parc s’agrémente d’une fausse ruine surmontée d’une chapelle desservie par un ermite, d’un pavillon de chasse et de sentiers pour la promenade ; les maisons de gardes acquièrent des airs de cottages normands, qu’elles ont conservés ;  etc.

La petite-fille d’Amédée de la Rousselière, épouse du comte Guillaume de Rohan Chabot, vend le domaine au début des années 20. A cette époque, il était encore d’une superficie de 137 hectares et comprenait 5 fermes. La société immobilière qui le rachète entame son lotissement.

Le château lui-même aura pour derniers occupants, jusqu’en 1936, la famille Sepulchre Nicoleyzock.

Puis commence une lente descente aux enfers….

Nous devons aux Mutualités Chrétiennes d’avoir, dans les années 90, relevé le défi de la restauration et de la réaffectation du château en Maison pour personnes âgées. L’ordonnancement primitif des fenêtres à meneaux est alors rétabli et les quelques vestiges intérieurs conservés, en particulier la superbe rampe en fer forgé de l’escalier occupant la tourelle. Il est dommage que la façade ait été défigurée par une très disgracieuse rampe d’accès à l’étage noble.

Sources :

-          Revue du Touring Cub de Belgique n°18 du 15 septembre 1934 (pp 273 à 276)

-          E.Marganne, Histoire de la Paroisse de Bois-de-Breux (éd. de 1984)

-       S.Bizarro, Splendeurs Passées du Domaine de Fayenbois (Travail de fin d’études pour l’obtention du diplôme d’architecte à l’Institut Lambert Lombard 1995)

 

             

 

 

     

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La dernière mise à jour de ce site date du 29 juillet 2008

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